8 mars 2011

Pleine participation des femmes à l’économie

Avez-vous le goût d’apprendre, comprendre et entreprendre entre femmes francophones et d’élargir vos connaissances en économie ?

Une série d’ateliers gratuits conçus par et pour les femmes francophones qui saura répondre à vos attentes.

Ce programme de formation développé par l’Union culturelle des Franco-Ontariennes en collaboration avec le Centre canadien pour le renouveau communautaire est pour vous !

Des ateliers seront offerts à Alfred, à l’Université de Guelph, Campus d’Alfred,
le 26-27 mars 2011 - de 9h30 à 16h30.

Pour réserver, contactez votre formatrice :
Marianne Vancaemelbeke - 613 363 6363



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7 mars 2011

Barack Obama: "J'adore le français"

Barack Obama: "J'adore le français", selon un article paru dans Le Figaro.fr - AFP - 05/02/2011

Le président des Etats-Unis Barack Obama a professé hier son amour de la langue française en présence du Premier ministre canadien Stephen Harper, qui s'exprimait en anglais et en français au cours d'une conférence de presse commune.

Un journaliste canadien a posé une question à M. Harper, au sujet des frontières et de la souveraineté, et l'a invité à répondre dans les deux langues officielles du pays.

S'adressant ensuite au président Obama, le journaliste a poursuivi: "sur la question sur la souveraineté, vous pouvez également y répondre, mais vous n'êtes pas obligé de parler français!", provoquant le sourire de M. Obama et des rires dans l'assistance.

"Merci", a répondu M. Obama. "Bon, j'adore le français, mais je ne suis pas vraiment capable de le parler", a ajouté le président, qui s'était contenté, en recevant l'année dernière, de déclarer "Bienvenue" en français dans le texte à son homologue Nicolas Sarkozy en visite à la Maison Blanche.

M. Harper a ensuite répondu comme demandé dans les deux langues.

"Je suis encore plus d'accord avec sa réponse en français", s'est exclamé M. Obama.


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6 mars 2011

Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable - 3ème partie

« Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable », Par Vincent Barrette

3ème partie

3.     L’adoption d’une attitude positive et s’amuser avec l’hiver et la neige

Le degré d’appréciation avec laquelle chacun passe ses hivers est directement lié à l’attitude qu’il adopte face à cette réalité climatique. Personnellement, je considère l’hiver comme une superbe saison; une occasion de faire autres choses à l’extérieur. C’est une saison qui complète tellement bien les autres. Évidemment, il faut savoir comment s’y prendre pour bien vivre l’hiver. Sinon, on se met en mode « survie » et on est malheureux jusqu’au printemps.

Vous allez rapidement constater qu’une proportion considérable de canadiens déteste l’hiver. Pourquoi? Il y a plusieurs raisons possibles dont les deux suivantes : 1. Il y en a qui n’ont jamais appris à (ou refuse de) se vêtir adéquatement (particulièrement les ados …). 2. Il y en qui maugrée contre tout, même contre la chaleur de l’été. Le bonheur des gens relève souvent d’eux-mêmes. Aimer l’hiver, c’est une question d’attitude et de bon vouloir.

« Jouer dehors » constitue, certes, un facteur de succès pour apprécier l’hiver. Les enfants, comme les adultes doivent trouver toutes les occasions pour s’amuser à l’extérieur. Les sports d’hiver sont nombreux et pas nécessairement coûteux. Cherchez les patinoires extérieures, les pentes pour glisser, les endroits pour pratiquer le ski de fond, le ski alpin ou le hockey (organisé ou non).  La plupart de ces activités se pratiquent en famille ou entre amis. Les villes offrent parfois des activités dans leur programmation saisonnière. La  Commission de la Capitale nationale (CCN) propose non seulement des endroits où aller (le canal Rideau, la ceinture de verdure, Parc de la Gatineau), elle organise également de superbes activités telle le Bal de neige.

Conclusion

Ce texte a comme objet de mieux vous outiller afin de vous permettre de demeurer dans une zone de confort lorsque vous devez vous exposer aux rigueurs de l’hiver en contexte urbain. Ce texte omet donc volontairement de traiter d’hypothermie et d’engelures. Ainsi, ceux et celles qui veulent s’aventurer loin des habitations ou en forêt doivent savoir que le froid arctique accompagné de vent fort peut comporter des risques sérieux pour la santé. Le cas échéant, il serait prudent de s’informer davantage et de ne pas prendre de chance. Si vous avez à faire de longues distances en automobile l’hiver et qu’on annonce des températures très froides et venteuses, apportez une ou deux bonnes couvertures. Une personne avertie en vaut deux.

En terminant, on rouspète souvent contre notre l’hiver (particulièrement les média qui ne sont pas tendre à son égard) mais, on l’aime bien finalement; comme une vieille pantoufle bien usée…


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5 mars 2011

Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable - 2ème partie





« Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable », Par Vincent Barrette

2ème partie

2.     Les vêtements et leurs fonctions

Au travers les coutumes des peuples, les modes passagères et les préférences individuelles, les vêtements ont une fonction commune : la protection du corps contre les éléments extérieurs. Dans le pays où l’on a grandit, la chaleur, le froid, la température, le soleil, l’eau et le vent sont autant d’éléments dont on finit par tenir compte machinalement avant de mettre le nez dehors. Toutefois, les conditions hivernales laissent perplexes le nouvel arrivant qui a besoin de s’aventurer à l’extérieur.

L’idée ici n’est pas de vous équiper à grands frais pour affronter le mont Everest mais, plutôt, de comprendre les fonctions des vêtements qui vous permettrons de faire les choix appropriés selon vos besoins et vos moyens. Pour la grande majorité des canadiens, les vêtements extérieurs portés l’hiver ont comme objet de se déplacer confortablement dans un contexte urbain.

Essentiellement, les vêtements doivent à la fois isoler notre corps du froid et le protéger du vent.
Ainsi, l’épaisseur du vêtement procure l’isolation destinée à accumuler la chaleur produite par notre corps, tandis que la paroi extérieure étanche (coupe-vent) permet de conserver cette chaleur. Attention, étanche ne veut pas dire imperméable. Tous les vêtements doivent « respirer », c’est-à-dire laisser passer la vapeur d’eau (que l’on produit continuellement).

Attention également aux solutions uniques. Un énorme manteau est idéal lorsqu’il fait très froid mais peut être plutôt encombrant dans un véhicule chauffé ou dans un édifice. Il est préférable de pouvoir compter sur un agencement de vêtements « superposables ». Par exemple, notre manteau d’hiver usuel (confortable à moins10 Celsius) doit être assez ample pour nous permettre d’y insérer un bon chandail lorsque la température baisse à moins 20. Si la température est « plus chaude », on peut agencer seulement ce chandail avec un coupe-vent.  Également, un « sur-pantalon » ample en guise de coupe-vent vaut son pesant d’or lorsqu’il vente à écorner les bœufs. Après un hiver on finit par connaître et prédire  le « rendement » de nos vêtements.

On protège nos mains habituellement à l’aide de gants qui offrent une bonne dextérité. Les mitaines sont plus « chaudes » puisqu’elles permettent à chacun des doigts de profiter de la chaleur générée par le reste de la main.

Un foulard autour du cou (ou un simple col pour les enfants) est très efficace. Lorsqu’on a chaud, c’est le cou qu’il faut dégager en premier pour laisser la chaleur se dissiper.

Il est aussi très important de se couvrir la tête avec un chapeau. On peut s’habituer à ne pas se couvrir la tête, il faut savoir toutefois que la tête, qui perd beaucoup de chaleur, sera toujours gardée bien chaude par notre corps, ceci, au détriment de nos pieds et de nos mains… Nos grands-mères disaient : « Mets ton chapeau et tu auras chauds aux pieds ».

Les bottes doivent permettre les déplacements dans différentes conditions de froid, de glace et de neige mouillée. La base des bottes est idéalement imperméable à l’eau mais, la partie supérieure doit pourvoir « respirer ». Il est préférable de laisser une paire de chaussures au travail ou à l’école pour ne pas passer la journée à transpirer dans nos bottes.

Mais, où peut-on se procurer de bons vêtements d’hiver?  Essentiellement, on a l’embarras du choix. On passe des magasins de vêtements usagés (friperies), où l’on peut trouver d’excellentes aubaines, aux magasins spécialisés qui offrent des vêtements très bien conçus mais, dont les prix sont généralement élevés. Attention, un vêtement sera « bon » pour vous, s’il permet de répondre à vos besoins (pas à ceux du vendeur).

Et comme dans n’importe quoi, la qualité d’un vêtement est directement proportionnelle à son prix.  Vous avez un seul enfant en pleine croissance, allez-y pour les bas prix. Vous avez deux enfants ou plus, investissez dans la qualité. Avec les enfants, il est fortement conseillé de faire usage du réseau des amis en se passant les vêtements trop petits. Pour les adultes, si vous êtes certains de ce que vous voulez, investissez dans des vêtements qui vont durer plusieurs années. Soyez alertes et opportunistes, profitez des soldes de fins de saisons (à partir de mars).


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4 mars 2011

Les tapis-puzzle de nos enfants, cancérigène ?

Le secrétaire d'Etat à la Consommation de la France, Frédéric Lefebvre a annoncé le retrait du commerce de ces jouets, dont un des composant pourrait être cancérigène. Le Belgique avait déjà retiré les tapis-puzzle de la vente.


Peu après la Belgique, la France retire de la vente les tapis-puzzle. Le secrétaire d'Etat à la Consommation Frédéric Lefebvre a annoncé la suspension pour trois mois de la commercialisation de ces jouets pour enfants, en raison de leur possible nocivité. Et appelé à la «vigilance» ceux qui en possèdent déjà. Ce matin, le président de la société Joué Club avait indiqué sur Europe1 qu'il retirait de la vente ces fameux tapis.


Frédéric Lefebvre a notamment demandé que «les enfants ne puissent pas être en contact avec ces tapis en dehors de la présence d'un adulte», et qu'il leur soit empêché de les mettre à la bouche.

Plusieurs associations avaient dénoncé la substance :

Un délai de trois mois fixé en attendant que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) rendent leurs conclusions. Frédéric Lefebvre a en effet demandé à la première de «poursuivre le prélèvement et l'analyse des tapis-puzzle commercialisés jusqu'à présent en France» et à la seconde de procéder à une expertise complémentaire».

En cause dans ces tapis pour enfants, la présence de particules nocives de formamide, un produit chimique industriel cancérigène. Ces tapis, composés de pièces de puzzle géantes de toutes les couleurs, sont fabriqués en une sorte de plastique caoutchouteux semblable à celui utilisé pour les revêtements de sol de centres aérés ou de tapis de gymnastique. Pour les rendre plus souples, on peut y adjoindre du formamide, une substance qualifiée de «nocive lorsqu'elle est inhalée ou ingérée, et irritante pour les yeux et la peau», comme l'avaient déjà dénoncé en 2009 des associations de consommateurs belge, italienne, portugaise et espagnole.


Article Le Figaro.fr, 13/12/10 (Avec AFP)



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3 mars 2011

Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable - 1ère partie



« Comment profiter de l’hiver en demeurant confortable », Par Vincent Barrette

1ère partie



1.       Compréhension de quelques notions de bases
(la physiologie du corps et le froid) 

 Le triangle de
l’appréciation de
l’hiver canadien


2.             Les vêtements                                  3.    Adopter une attitude positive,
et leurs fonctions                                    s’amuser avec l’hiver et la neige


L’hiver canadien
  
Chaque région du monde  comporte des caractéristiques géographiques ou climatiques (ou autre) qui la distinguent. Ainsi, s’il y a un élément que les nouveaux arrivants au Canada doivent apprivoiser, c’est bien son hiver glacial.

D’emblée, il faut admettre que si l’hiver canadien propose plusieurs excellentes images destinées à faire de superbes cartes postales, c’est une toute autre histoire que d’y subir ses aléas et ses excès. Comment donc, apprécier cette saison lorsqu’on y demeure.

Essentiellement, il y a deux types d’hiver canadien.
1. L’hiver mythique : Ces forêts infinies ensevelies sous des mètres de neige d’un blanc immaculé, le froid et le vent arctique, habité par des gens parfaitement adaptés à toutes ses rigueurs.
2. L’hiver de la ville : Un judicieux mélange de neige, de pluie et de glace. Pour les piétons, des trottoirs impraticables, pour les automobilistes, un calvaire, pour les payeurs de taxes, un fardeau, pour plusieurs qui en ont les moyens, une bonne raison d’aller en Floride.

Curieusement, ces deux types d’hiver sont aussi opposés que réels. Faite votre propre sondage et vous verrez que ces deux aspects sont clairement présents dans la perception des locaux. En fait, en présence de touristes, les canadiens vantent avec fierté les rigueurs de « leur » hiver mais, dans le quotidien, plusieurs s’en passeraient bien.

Essentiellement, pour être en mesure d’apprécier l’hiver, son froid mordant et ses caprices, il faut maîtriser les trois grands principes du « Triangle de l’appréciation de l’hiver canadien ». L’objectif ici n’est pas de préparer une expédition au pôle nord, mais bien d’apprendre à bien vivre avec notre climat hivernal; que notre intention soit de se rendre tout simplement au travail ou de passer plusieurs heures à s’amuser dans la neige avec les enfants et des amis.

Ces trois grands principes, schématisés dans ce croquis, sont expliqués en détail plus bas.

1.     La compréhension de quelques notions de bases (la physiologie du corps et le froid)

Tous les êtres vivants de la planète ont développé, au cours de leur évolution, la capacité de s’adapter physiologiquement aux changements. Le corps humain ne fait pas exception à cette règle. On ne parle pas ici de l’évolution des espèces telle que démontré par Darwin mais, plutôt de la capacité d’un individu de modifier, à ± court terme, certaines de ses caractéristiques physiques. Par exemple, notre musculature se développe sous l’effort, notre peau brunie sous le soleil et, à l’exposition du froid, notre métabolisme s’adapte. Ces changements métaboliques sont toutefois difficiles à percevoir puisqu’ils s’installent de façons très subtiles (amélioration de l’irrigation du sang dans les mains, les pieds et le visage, augmentation du métabolisme basal, etc.). Ce processus, qui se fait de façon inconsciente, ne s’opère pas si on demeure dans notre salon surchauffé mais, lorsque l’on s’expose régulièrement aux éléments. C’est pour cela que les enfants qui jouent régulièrement dehors, en viennent à développer beaucoup d’endurance au froid.

Un autre aspect de notre corps sur lequel on a, cette fois, plus de contrôle, c’est sa capacité de générer de la chaleur par le mouvement. Il faut savoir que, comme l’ampoule incandescente, nos muscles ne sont pas très efficaces puisqu’ils perdent beaucoup de chaleur lorsque sollicités. L’été, c’est un désagrément majeur puisqu’on a rapidement chaud lorsqu’on travail physiquement. Le corps se protège de cette chaleur en produisant de la sueur. L’évaporation de celle-ci « aspire » et fait fuir la chaleur de votre corps. Faites l’expérience : mouillez votre petit doigt seulement puis soufflez sur les quatre. Que sentez-vous? L’évaporation est ce qu’on appelle une réaction endothermique. 

On peut, et on doit, mettre à profit ce mécanisme de production de chaleur par nos muscles pour se garder chaud l’hiver. Les plus grosses masses musculaires se retrouvant dans nos jambes, il est donc aisé de concevoir qu’une bonne marche rapide générera une douce chaleur que notre système sanguin aura tôt fait de distribuer dans tout notre corps.

Mais attention! Si vous travaillez ou marchez plus fort que nécessaire, votre corps mettra en fonction son système de refroidissement (transpiration). Conséquence, votre linge se mettra à accumuler l’humidité ainsi générée et perdra sa capacité isolante. L’eau qui s’évapore se condense immédiatement dans nos vêtements les rendant ainsi moites et froids au toucher. Il importe de savoir que, tel le métal, l’eau conduit la chaleur et le froid. Le linge humide perd donc sa précieuse capacité isolante. Il faut donc toujours ajuster notre niveau d’activité aux types de vêtements que l’on porte.

Ça peut sembler paradoxal mais, l’hiver il faut boire régulièrement de l’eau. L’air froid de l’hiver contient moins d’eau que l’air chaud de l’été. Cet air froid et sec récupère donc l’eau de notre corps.  Le chauffage de nos résidences et des édifices publics assèche également l’air que l’on respire. Ainsi, notre corps perd beaucoup d’eau par la respiration et par la peau. Certains maux de tête sont parfois le simple résultat d’un manque d’eau. C’est le verre d’eau qui a servi à avaler l’aspirine qui règle souvent le problème…

En résumé, il faut comprendre que ce sont nos muscles qui fournissent la chaleur mais qu’il faut prendre garde de jauger l’effort afin de ne pas transpirer. De façon plus pratique, si vous devez attendre l’autobus plus de 10 minutes et que vous avez froid, marchez jusqu’au prochain arrêt. Si vous planifiez passer la journée à l’extérieur, habillez-vous de façon à vous permettre plusieurs options de vêtements. Également, toujours s’assurer de sécher les vêtements, bottes, mitaines, etc. une fois de retour à la maison.



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31 janv. 2011

Arrangements entre la France et le Québec sur la mobilité des travailleurs

Selon un article de Christina Rioux du journal Le Devoir, paru le 24 novembre 2010.

Monique Gagnon-Tremblay, Ministre des Relations internationales du Québec a présidé récemment à la signature de quelques-uns des derniers arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) entre les ordres professionnels et les corps de métiers français et québécois. 

Ceux-ci permettront bientôt de simplifier la reconnaissance de part et d'autre de l'Atlantique des diplômes et compétences des candidats à l'immigration exerçant une soixantaine de professions et de métiers. 

L'essentiel du dossier ouvert à Québec en octobre 2008 lors de la signature d'un accord-cadre par Jean Charest et Nicolas Sarkozy est donc sur le point d'être bouclé. Avec les 10 ARM et les 8 engagements signés hier, concernant des métiers aussi divers que les boulangers, les pâtissiers et les débosseleurs, le nombre de ces ententes devrait bientôt atteindre 69 métiers et professions. 

Même si quelques nouveaux accords peuvent encore êtres conclus, la «quasi-totalité» des ARM possibles ont aujourd'hui été signés ou sont sur le point de l'être, nous indiquent les experts. Ce qui devrait faire un total tournant autour de 75 ARM sur la centaine que le premier ministre Jean Charest s'était fixé comme objectif il y a deux ans. 

«Nous avons aujourd'hui atteint les objectifs que nous nous étions fixés en 2008, selon l'échéancier prévu», a déclaré à Québec le premier ministre. Cette réussite est «historique» selon Jean Charest, car «c'est la première fois que l'on tentait de relever un pareil défi dans un cadre intercontinental» et «entre gouvernements appartenant à des espaces économiques et politiques différents».



Les responsables du dossier soulignent que les principaux ordres de métier et corporations professionnelles, et surtout ceux qui comptent le plus de membres, ont été rejoints. Ils estiment avoir couvert pratiquement tous les métiers et professions pour lesquels une équivalence était possible. 

En effet, plusieurs métiers et professions pratiqués au Québec, comme ceux des optométristes et des hygiénistes dentaires, n'ont pas vraiment d'équivalent en France.

«Ces ententes n'impliquent évidemment pas que les professionnels trouveront un emploi s'ils décident d'aller travailler en France ou au Québec», précise Claire Deronzier, sous-ministre adjointe à l'Intégration du Québec. Ni qu'ils seront acceptés comme candidat à l'immigration. Mais elles accéléreront la reconnaissance des diplômes et des compétences en évitant autant que possible le «cas par cas». 



Certains candidats devront faire un stage ou suivre une formation supplémentaire qui peut aller de quelques jours à 16 mois. Ainsi, un pharmacien québécois devra suivre des cours de chimie pour pouvoir travailler en France. Son confrère français devra quant à lui se perfectionner en gestion des dossiers médicaux pour obtenir un permis québécois. 



Au Québec, 18 de ces ententes sont déjà entrées en vigueur et 15 seront promulguées avant le mois de février. Les autres devraient l'être d'ici moins d'un an. 

Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, a souhaité que ces ententes fassent du Québec et de la France «des précurseurs» et qu'elles soient un jour élargies à l'ensemble du Canada et de l'Union européenne, qui sont engagés dans la négociation d'un traité de libre-échange. La ministre québécoise n'a pas précisé si cette question avait progressé dans le cadre des négociations en cours.

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